Nous commençons notre compte-rendu musical par la participation de Amarg Fusion à la 4ème Edition du Festival International “Babel Med”, organisé à Marseille du 27 au 29 mars 2008, aux côtés de plusieurs artistes venus des quatre coins du globe, des Caraïbes à La Réunion et de l’Arménie au Nigeria.
Amarg Fusion est, à l’heure actuelle, le groupe amazigh le plus retentissant de la scène musicale berbère marocaine. Ce band mythique de la ville d’Agadir véhicule la culture de la région en reprenant les poèmes des grands Rouaïss, dont Mohammed Boudrâa, Boubakr Anchad et Lhaj Belâïd.

En s’inspirant des sonorités Jazz, Rock et Reggae qui se marient si bien aux mélodies du Ribab, les membres d’Amarg Fusion offrent une musique rythmé et chaleureuse, sans tomber dans le folklorique pur. Leur chanson culte demeure indiscutablement “Agadir Ifawn“, ode dédiée à la ville d’Agadir.
La 3ème Edition de Jazzablanca, Festival de Soul, Jazz et Blues se tiendra du 1er au 11 Avril à Casablanca et verra le retour en force de Vigon au Maroc, après une carrière pour le moins tumultueuse.

Né à Rabat mais d’origine berbère, Vigon a été influencé dès le début de sa carrière par la Soul et le Funk et opte pour un répertoire anglo-saxon, tout comme The Golden Hands et Hassan Aït Idder. Après avoir chanté en France et enchaîné plusieurs premières parties, notamment à l’Olympia, il s’installe à Agadir durant plus 23 ans. Promis à une retraite logique entre les restaurants et les hôtels de la ville, Vigon revient de manière inattendue aux devant de la scène internationale. Il participe au Troisième Jazzablanca avec la tête d’affiche Gloria Gaynor qui interprétera dès le 1er avril son tube planétaire “I Will Survive” devant le public casablancais. Seront également présents Bettye Lavette qui a remporté le Grammy Award du Meilleur Artiste Blues en 2004, Elisabeth Kotomanou, Bernard Allison…

Dans un tout autre registre, Boujemâa Amil connu sous le nom artistique de Jamâa Lhamidi n’est plus. Agé de 73 ans, ce grand nom de la scène musicale amazighe s’éteint entouré des siens à Dcheira après une longue maladie. L’homme a côtoyé les plus grands : Raïssa Mbarka, Raïss Moulay Abdellah Gounzi, Raïss Lhaj Mohamed Outouloukt, Rqiya Talbensirt, Ibrahim Lemzoudi et Mohamed Agouram. Toute nos condoléances à sa famille et ses amis, et à toute la famille des artistes marocains.
Nous sommes à Dieu et à lui nous retournerons.
La compagnie de Pascal Montrouge est actuellement en tournée au Maroc du 22 mars au 5 avril, à travers les Instituts Français de Fès, Meknes, Casablanca et Agadir.
Le danseur et chorégraphe Pascal Montrouge, né et formé à La Réunion, propose au public marocain sa sixième création, L’histoire des Enfants des Voisins d’à côté, une chorégraphie destinée à un large public et qui a déjà fait le tour du monde en Français et en Anglais.
La chorégraphie de danse contemporaine orchestrée avec maestria et humour par Pascal Montrouge propose des bribes du quotidien de Tom, é1000, Lilou, Max et Somewhere, “les membres d’une tribu hyper vitaminée pour qui une journée ordinaire s’enfile comme un jogging, à toute allure“.
A travers sa microsociété enfantine et dansante qui renvoie à notre société contemporaine, Pascal Montrouge propose des « enfants qui se réapproprient le monde avec une logique que les adultes, souvent dépassés, ne peuvent qu’observer en silence. » (Rachida BAMI, L’Economiste)
« Ici, des enfants se frottent pour la première fois à des réalités d’adultes et découvrent le monde, l’amour, l’autre et soi. » (Résumé sur le Site Officiel)
L’histoire des Enfants des Voisins d’à côté a déjà été produite en Français dans plusieurs francophones d’Afrique (Comores, Ethiopie, Ile Maurice, Madagascar, Malawi, Seychelles, La Réunion, Nouvelle-Calédonie), et en Anglais en Australie, en Afrique du Sud, au Kenya, au Mozambique et en Namibie.
En plus des représentations, la compagnie animera des Master Class en faveur des jeunes danseurs marocains durant lesquels des experts donneront des cours qui auront le mérite d’être à la hauteur des attentes !
Sources : L’Economiste : “Les enfants des voisins…” en tournée - Pascalmontrouge.fr
Agadir verra l’organisation des 28ème Championnats d’Afrique de Judo du 12 au 18 Mai, quelques semaines après la 6ème édition du Tournoi International de la ville de Casablanca.
L’édition d’Agadir constituera la dernière étape pour le compte des points de qualification aux Jeux Olympiques de Pékin avec la participation de pratiquants venus des quatre coins du continent.
A l’instar du Karaté (Japon) ou du Taekwondo (Corée), le Judo marocain peine quelque peu à s’imposer sur la scène internationale et donner de grands noms retentissant au-delà des tatamis nationaux.
Cependant, et au vu des résultats probants du Tournoi de Casablanca avec plusieurs médaillés d’or qui nous ont offert place sur le podium et belles prestations, le Judo marocain est sur la bonne voie.
Petit Rappel :
Le mot “judo” signifie “voie de la souplesse” en japonais. Il s’agit d’un art martial et un sport de combat d’origine japonaise fondé par Jigoro Kano en 1882. L’essentiel du Judo réside dans des techniques de projection, de contrôle au sol, d’étranglements et de clefs (immobilisations).
Le grand public marocain – pour sa grande majorité du moins – se découvre une passion pour le Judo avec le double médaillé d’or olympique David Douillet (1m96 pour 120kg !) et ses impressionnantes prestations.

Quelques mois nous séparent aujourd’hui de Beijing 2008, nous espérons que d’ici là nos judokas feront bonne figure et honoreront les couleurs nationales. Mais nous nous demandons quelle est la position des athlètes marocains face à l’éventuel boycotte européen (avec en tête la France) de la cérémonie d’ouverture des J.O. pour contester contre la position chinoise sur le dossier tibétain… L’avenir nous le dira sûrement !