L’Institut Français d’Agadir organise la Semaine Imazighen à partir de ce lundi 24 mars, avec un programme englobant expositions, ateliers, débats, projections…
Le lundi et mardi, Hamadi propose des contes berbères dans la pure tradition orale amazighe. De magnifiques contes d’une grande virtuosité narrative, puisés dans l’imaginaire d’un peuple qui cherchait depuis toujours à fuir, le temps d’un récit, la dureté de la vie et la rudesse de la nature.
A ne rater sous aucun prétexte !
Un colloque se tiendra le mardi pour traiter du patrimoine oral amazigh au Maroc, avec l’intervention de plusieurs universitaires qui tenteront de démontrer que sa force réside dans cette oralité qui la marginalisait depuis longtemps. La forte influence berbère sur la culture marocaine de manière générale témoigne bel et bien de cette imprégnation plusieurs fois centenaire.
Le soir, Zohra Marach, titulaire d’un Doctorat en Etudes Théâtrales et Arts du Spectacle à la Sorbonne, propose Fragments, un florilège de scènes courtes dont le but est de créer l’émotion, non de raconter une histoire. Et s’étendra jusqu’au samedi 5 avril une exposition de peinture de Rachid Fassih intitulée Le signe et le symbole dans l’art amazigh.
Un programme pour le moins riche et varié !
Dans une suite logique du colloque de la veille, Abdellah Bounfour reviendra le mercredi sur le patrimoine culturel berbère du Maroc dans une approche qui tentera de dépeindre le processus selon lequel cette culture ancestrale a aidé à définir l’identité marocaine.
Hamadi proposera également ses récits, aux côtés de Mohamed Bariz, ce génie du conte populaire au style accrocheur et à l’accoutrement magistral. L’homme déclare :
« Je dois beaucoup à Beni Mellal où j’ai fait mes débuts de conteur, je devais avoir 10 ans environ… Je n’ai pas choisi le conte, c’est lui qui m’a choisi… »
La salle de projection de l’IFA proposera durant la soirée du jeudi le documentaire Trésor de Scopitones qui replonge le spectateur dans l’ambiance des cafés des années 60-70 et d’une musique maghrébine inédite allant des classiques au folklore.
Suivra l’Hommage aux Immortels, requiem qui n’en est pas un puisque Haj Belaid, Mohamed Anchad, Tagourramt et Boudrâa resteront vivants par leur musique immuable.
Pour découvrir quelques facettes de la culture amazighe, ou pour renouer avec ses origines, un petit tour du côté de l’Institut Français d’Agadir s’impose cette semaine…
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Ceci est un aperçu de ce que ça donne : La Semaine Imazighen
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