Une fois encore, la magie a été au rendez-vous ! Le Festival d’Essaouira s’est épanouit pleinement à travers ses trois grandes scènes : Place Moulay Hassan, Bab Marrakech et Bab Doukkala, offrant aux amoureux de la fusion, mais également aux puristes de la musique Gnaoua de très belles prestations.

Entre autres, le public de la Place Moulay Hassan a eu la chance d’assister à un étalage de talent de la part des jazzmen de Wayne Shorter Quartet. Composé du saxophoniste américain Wayne Shorter, du pianiste cubain Danilo Perez, du contrebassiste John Patitucci et du batteur Brian Blade, le groupe a épaté des spectateurs venus en nombre (dont M. Azoulay) avant de fusionner sa musique avec celle du Maâlem Mohamed Kouyou dans une parfaite symbiose.

Sur la scène de Bab Marrakech, Maâlem Abderrahim Benthami et sa troupe de gnaouis pétillants revisitent leur répertoire musical, accompagnés du très talentueux percussionniste français d’origine indienne Stéphane Edouard, du jeune auteur et interprète amazigh Hassan Idbassaïd, du percussionniste jazz Andy Narell et du guitariste franco-algérien Abdenour Djemaï.

Sur la scène de Bab Doukkala, un seul nom suffit pour culpabiliser tout ceux qui n’auraient pas fait le déplacement, Maâlem Abdelkébir Merchane et sa célèbre version de “Aïcha” (Aïcha Qandicha).

Les autres petites scènes en plein air et les concerts acoustiques étaient tous bondés d’amoureux de bonne musique, avec la présence au Marché aux Grains (Rahba) du Maâlem Abdelouahed Stitou et du jeune Maâlem Adil Amimi, lauréat en 2005 du concours des jeunes talents Gnaoua d’Essaouira.

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