Avant de nous aventurer dans des lectures zélées et des prédictions hasardeuses, une chose est sûre, le taux de participation n’a pas atteint les espérances de tous acteurs politiques. Jusqu’à hier soir à 18h, on parlait de 34% de taux de participation avec une estimation du Ministre de l’Intérieur allant jusqu’à 41% lors de la fermeture des bureaux de vote.
Si certains crient au boycotte, d’autres estiment qu’une vraie démocratie ne pourra jamais atteindre les 90% “préhistoriques” ! Ce modeste résultat “réel” est cependant bien meilleur que les chiffres impressionnants mais erronés d’antan, et ce refus reste le seul moyen (contestable ou pas) qu’utilise une grande partie des électeurs pour exprimer un certain malaise ainsi que leur mécontentement. Une ville comme Agadir en est l’archétype, avec un taux de participation ne dépassant pas les 9% à 18h (selon des sources non officielles) et une position à la tête des régions les moins motivées par « l’acte citoyen phare de 2007 ».
De mon côté et avec un sondage “artisanal”, je me retrouve avec une centaine de “non votants” sur une centaine de personnes questionnées ! En rue, un simple regard jeté sur les pouces des passants prouve que trop peu de gens ont la tâche d’encre indélébile prouvant le passage aux urnes.
Une réponse est chantée en chœur par les gadiris :
« Il suffit de voire comment la Perle du Souss est enclavée et marginalisée, la lenteur de sa croissance, le conseil municipal comateux qui la dirige, le délabrement de ses services… pour se faire une idées sur nos politiciens. Si un membre du Conseil Municipal ne fait absolument rien pour sa ville, comment avoir confiance en un parlementaire siégeant à Rabat ?! »
Paradoxalement et contrairement au passé, tout le monde s’intéresse aux débats sur le sujet et suit les résultats en temps réel. Ce qui démontre que tout n’est pas perdu. Il suffira pour que les élus récemment choisis redorent le blason de la politique marocaine !
Comme tout le monde le sait déjà, demain est un grand jour ! Sur Agadir Souss, nous avons brièvement vu ce que proposaient plusieurs partis politiques. Nous aurions aimé en traiter un nombre plus élevé, mais même la relativité temporelle d’Einstein a ses limites. Nous tenterons donc de survoler certaines autres formations à travers ce dernier article, avant d’entamer la phase des résultats et des bilans.
Un parti imposant de par son histoire tente de se faire une place sur l’échiquier politique marocain : le PPS (Parti du Progrès et du Socialisme) avec à sa tête Ismaïl Al ALAOUI. Fondé en 1943 par Ali YATA, le parti a toujours défendu ses idées communistes tout en étant fier de sa première Femme-Maire, Asmaâ Chaâbi, élue à Essaouira. Son programme tourne autour du combat contre la corruption, le chômage, la pauvreté et la discrimination des femmes. Un point positif peut être cité sur ces ex-communistes, leur site Internet récemment mis en ligne www.pps-maroc.com, ainsi que les blogs respectifs de certaines figures de cette formation politique. Le plus notable étant celui de Nabil BEN ABDELLAH, actuel Ministre de la Communication et Porte Parole du Gouvernement.
Le Parti Socialiste Unifié, anciennement le Parti de la Gauche Socialiste Unifiée, est une formation politique à tendance socialiste “modérée” visant à améliorer le statut et les conditions de vie de tous les citoyens. C’est la réunification de quatre courants politiques gauchistes…
Plusieurs autres partis aux positions “centristes” (Parti National-Démocrate, Parti du Centre Social…), “libérales” (Alliance des Libertés…), “islamistes” (Parti de la Renaissance et de la Vertu…), “écologiques” (Parti de l’Environnement et du Développement)… pénètrent l’arène des législatives le glaive en main.
Sans oublier les nombreuses formations qui viennent de voir le jour et qui, pour certaines, font leur baptême de feu ce 7 Septembre. On en citera le Parti Al Badil Al Hadari, le Parti Travailliste, le Parti Socialiste ou le Parti de la Réforme et du Développement qui va même jusqu’à proposer l’annulation de la Deuxième Chambre et son remplacement par le Conseil économique et social décrété par la Constitution de 1996, ainsi que le remplacement du salaire mensuel des députés par des indemnités de présence !
Les clash de demain opposant tous ces “gladiateurs” laisse présager de jolies étincelles, que nous vous transmettrons le plus rapidement possible !
Le classement des partis politiques ne désigne aucune tendance ou idéologie de la Team Agadir Souss. Nous nous basons seulement sur les résultats des législatives de 2002 qui affichait l’ordre suivant : USFP – Istiqlal – PJD… voir la Répartition des partis politiques au Maroc en 2002.
Nom et date de création : L’Union Constitutionnelle en 1983.
Transcription : Al-Ittihad Ad-Doustouri.
Historique :
• Créée par feu Maâti BOUABID, l’Union Constitutionnelle se définit comme étant un parti politique marocain à orientation libérale et sociale.
• Le parti participe donc aux gouvernements consécutifs depuis sa création jusqu’en 1998 où il passe au camp de l’opposition aux côtés du PJD, du Parti Démocrate National…
• En 2001, l’Union Constitutionnelle est dirigée par Monsieur Mohammed ABIED, l’actuel Secrétaire Général et l’un des fondateurs du parti.
• Le parti est membre depuis 2003 de l’Internationale Libérale, la fédération mondiale des partis politiques libéraux et radicaux du monde.
Orientations politiques : Comme d’autres partis, l’Union Constitutionnelle clame son libéralisme économique et son conservatisme social.
Slogan pour les législatives de 2007 : « Notre parti est une valeur sûre »
Leaders et membres :
• Mohamed ABIED (Secrétaire Général de l’Union Constitutionnelle)
• Abdellatif SEMLALI • Bouchra BARRIJAL
• El Habib EDDAQQAQ
Esquisse du programme :
• Lutter contre le chômage et la pauvreté en encourageant l’apprentissage et la formation adéquate, ainsi que le développement économique. L’école occupe une position centrale dans la politique du parti qui voit en cette institution la consécration de l’équité sociale et le meilleur moyen pour ancrer les valeurs d’ouverture, de tolérance et de citoyenneté.
• Combattre la corruption et adopter une stratégie sanitaire incluant le secteur privé pour garantir à tous les marocains l’accès aux soins.
• Réformer la justice en simplifiant les procédures et en accélérant l’application des jugements.
• Œuvrer pour ne pas dénaturer la culture marocaine et adopter une politique environnementale plus efficace.
• Inclure dans la politique de modernisation le monde rurale, également au centre des occupations du parti.
• Veiller à une meilleure application de la Constitution.
Site Web : www.unionconstitutionnelle.org
Le classement des partis politiques ne désigne aucune tendance ou idéologie de la Team Agadir Souss. Nous nous basons seulement sur les résultats des législatives de 2002 qui affichait l’ordre suivant : USFP – Istiqlal – PJD… voir la Répartition des partis politiques au Maroc en 2002.