Nichée sous les montagnes du Haut Atlas, à quelques kilomètres au Nord-Est d’Agadir, la Grotte de Win Timdiouine (ou Win Timdouine) est longtemps restée méconnue du grand public. Son exploration, demeurant l’apanage des spéléologues confirmés, impose un détour par la route 7003, après avoir longé la route d’Imouzzer ou la Nationale 8 qui mène à Marrakech.
Située entre 65 Km et 70 Km d’Agadir, la grotte est considérée comme étant la plus belle du continent, avec une cavité souterraine longue de 19 Km, une rivière qui sillonne les entrailles de la terre et plusieurs lacs d’eau douce.

Exploitée uniquement par l’Association Sportive de Spéléologie, les rares activités qui s’y déroulent se limitent aux études et explorations partielles, et aux documentaires enregistrés par le studio Faouzi Vision.
La grotte est pourtant unique, géologiquement parlant, mais également au niveau de sa biodiversité. Le 1er Colloque International sur la Spéléologie Scientifique et Touristique, organisé du 23 au 26 avril 2008 par l’Université Ibn Zohr d’Agadir, est un signal fort envoyé aux Nations Unies afin d’intégrer Win Timdiouine au Patrimoine Scientifique et Naturel Mondial de l’Unesco.

L’Unesco, qui parraine l’événement aux côtés d’associations locales, semble très positif quant à l’éventuelle intégration du site, surtout avec l’Expédition Scientifique Win Timdiouine que mènera très prochainement 15 spécialistes nationaux et étrangers dans les profondeurs de la terre.
Leurs objectifs : Etudier la biodiversité de ce petit écosystème encore méconnu, et explorer minutieusement la cavité rocheuse.

Une mission qui durera 10 jours sans aucune remontée à la surface et un travail quotidien de recherche et de répertoriage ; avec pour finalités :
- la valorisation et la promotion du tourisme écologique de la région,
- la protection de l’inestimable réservoir d’eau douce que constitue le sous-sol de Win Timdiouine,
- la sensibilisation des populations locales quant à l’intérêt de préserver le site.
Que de louables intentions… Mais à quand un passage de Nicolas Hulot à Agadir et un Spécial Grotte Win Timdiouine sur Ushuaia ?
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Pour de plus amples information et suivre l’actualité de l’Expédition Scientifique Win Timdiouine, visiter le site Web : Wittamdoun.free.fr
Vous pouvez également suivre la diapo suivante :
Après le lancement cet été de la liaison maritime directe entre Arrecife et Agadir, la compagnie régionale des transports aériens Binter Canarias compte étendre ses vols à Agadir, après avoir conquis Marrakech et Laâyoune.

L’entreprise qui assure les vols entre les différentes îles de l’archipel avait reçu en 2005 le Prix de la Meilleure Compagnie Aérienne Régionale d’Europe, décerné par l’European Regional Association.
Binter Canarias assure actuellement les vols Las Palmas-Marrakech et Las Palmas-Laâyoune, aux côtés des liaisons vers le Portugal et la Mauritanie, et espère desservir l’aéroport Agadir Al Massira très prochainement, enrichissant ainsi l’offre de Top-Fly qui se limite à trois vols hebdomadaires.

Si les formalités administratives pour l’obtention d’un visa pour les Iles Canaries suivent cette politique de rapprochement entre les deux voisins, cela boostera inéluctablement leurs échanges économiques et touristiques. Mais un passage près du Consulat d’Espagne et les longues files d’attentes symbolisant l’archaïsme des procédures nous rappellent rapidement l’Europe Schengen n’est pas à la portée de tous.
Personnellement, je me permets de rêver du jour où il sera aussi facile de passer le week-end à Las Palmas que de surfer à Imsouane, moyennant quelques euros en plus. Oui, je sais… mais sait-on jamais !
Les orientations touristiques du Maroc et sa volonté d’intégrer l’espace rural dans sa stratégie de développement durable encouragent le Conseil Provincial du Tourisme de Chtouka Aït Baha à travailler conjointement avec le Ministère du Tourisme, dans le cadre d’une ollaboration qui s’est soldée par la mise en place du projet Pays d’Accueil Touristique (PAT).
Le projet PAT vise, entre autres, l’aménagement du littoral et la valorisation du patrimoine culturel et naturel de la région de Chtouka Ait Baha, faisant du tourisme une locomotive de développement. La création, deux ans auparavant, du CPT, présidé par M. El Mokhtar Najah, et l’ouverture d’un bureau à Biougra en mars 2008, sous la direction de M. Hassan Aboutayeb, vont dans ce sens.
La région de Chtouka Ait Baha peut se vanter de ses atouts qui répondent positivement aux attentes des touristes nationaux et internationaux à la recherche d’un patrimoine socioculturel et biogéographique endémique à l’Anti-Atlas marocain.
Le collectif des acteurs touristiques de la région met tous les moyens dont il dispose pour promouvoir la culture ancestrale et pluriséculaire véhiculées par les tribus berbères de la région, les souks et les coopératives féminines, les Igoudars (greniers traditionnels dont le plus grand de l’Anti-Atlas occidental résiste encore aux aléas du temps à Agadir Inoumar), les Kasbah du 11ème, l’artisanat et la gastronomie…
La nature n’est pas laissée de côté puisque l’accent a été mis sur l’agritourisme, les randonnées pédestres ou à dos d’animaux, la découverte de la palmeraie de Targua N’Touchka, du désert d’Aït Milek, du Parc National du Souss Massa…
Des initiatives qui visent à enrichir l’arrière pays d’Agadir et à compléter une destination qui dispose désormais d’une façade atlantique réputée et d’une autre montagnarde ne demandant qu’à être découverte.