La Marina d’Agadir est rapidement devenue une extension très fréquentée de la Promenade Tawada et un agencement de commerces qui attire les fashion-victimes et les adeptes du lèche-vitrine. La mention spéciale va cependant aux agréables terrasses des cafés et aux restaurants éparpillés autour du petit bassin du port de plaisance, malheureusement peu fréquenté par les yachts.
Incriminons pour cela l’absence d’une culture de navigation sur voiliers au Maroc avec des fortunes marocaines généralement dépensées en immobilier, voitures et voyages, des frais de port et une politique douanière rebutante pour les propriétaires étrangers, ou encore la faible promotion de la ville d’Agadir sur la scène internationale. Mais le constat est sans appel : le dock est désert et le spectacle est d’une tristesse affligeante.
Un changement se profile heureusement avec l’arrivée en ville d’une trentaine de yachts pour une escale qui durera trois mois, dans le cadre de la 1ère Transat Classique qui ralliera Douarnenez en Bretagne (France) à l’Ile de Saint Barthélemy aux Antilles (Caraïbes). Plusieurs animations célèbrent cet événement, dont un cocktail, des expositions artistiques, une présentation des produits du terroir, avec pour retombée espérées le rayonnement international de la destination Agadir.
Au-delà des noms attrayants (Stiren, Khayyam, Etoile Polaire, Infanta…), il s’agit d’œuvres d’art flottantes âgées de plusieurs décennies (le plus vieux a 90 ans !) qui prendront place sur la baie d’Agadir. Certaines possèdent un intérieur aussi différent qu’extraordinaire, les propriétaires sont d’une grande gentillesse et la perspective d’un spectacle de toute beauté est plus que certaine, dixit Michèle Le Reun-Gaigné.
Quite à rêver, autant le faire en grandeur nature ! Vous savez donc ce qui reste à faire au petit matelot qui sommeille en vous !
19 Jun

Les chiffres enregistrés cette année par les hôteliers de la ville d’Agadir en terme de nuitées dénotent d’une régression à hauteur de 14% due, selon les professionnels, à la flambée du prix du pétrole et aux travaux d’aménagement de la Corniche. Le prix excessif du carburant ayant encouragé la baisse du nombre de liaisons aériennes desservant l’Aéroport d’Agadir et le planning des travaux communiqué aux tour-opérateurs a dissuadé les touristes qui craignaient d’être dérangés par le chantier.
Résultats des comptes, une saison qui débute assez mal, et un secteur touristique marocain peu réactif avec des budgets alloués à la promotion insuffisants pour des campagnes sur le long terme. D’où l’initiative du Conseil Régional du Tourisme (CRT) “Agadir, Terre du Sourire” visant à redorer le blason de l’hospitalité marocaine légendaire en accueillant les touristes le plus chaleureusement possible.
Les touristes ont été accueillis lors de la campagne “Agadir, Terre du Sourire” du 2 au 22 juin avec des fleurs et des chants folkloriques, et les acteurs touristiques de la ville (personnel de l’aéroport, des hôtels et des restaurants, guides officiels, bazaristes et commerçants, transporteurs rattachés aux agences de voyages, chauffeurs des petits et grands taxis…) on été invités à participer aux ateliers qui visent à élaborer une liste d’initiatives originales honorant la tradition d’accueil des marocains.
Plusieurs activités se tiendront en marge de l’événement avec un concours de contributions originales qui récompensera les meilleures d’entres elles lors d’une finale d’élections organisée le 21 juin et des chapiteaux montés sur la place El Wahda ouverts de 10h à 14h et de 16h à 20h dédiés à l’exposition des plus beaux slogans sur le sourire. Les touristes pourront aussi se prendre en photo et participer au concours du plus beau sourire de la semaine ou visiter l’exposition de peinture reprenant les paysages de la région.
Le résultat escompté d’une aussi vaste campagne est de proposer sur le court terme une animation sur la plage d’Agadir et d’impliquer toute la ville dans le développement de la destination.
Dans ce sens, se tiendra un Trophée de Golf de la Presse Européenne du 19 au 22 juin et un Tournoi de Beach Rugby du 21 au 22 juin, de quoi nous faire languir d’ici le début de la 5ème Festival Timitar.
Le Maroc compte quelques plages classées en tête des plus beaux spots africains et Agadir ne déroge pas à la règle, avec une baie qui attire annuellement une poignée de millions de visiteurs. Les plus grands amateurs de sorties en plage restent cependant les habitants de la ville !
La plage du 17 était une échappatoire aux familles qui fuyaient, le temps d’une journée, le stress urbain, mais aussi et surtout un endroit In où les jeunes très branchés venaient s’entasser chaque fin de semaine sur les deux kilomètres de sable fin qui s’étirent jusqu’à la plage de Taghazout.

Mais depuis la mise en place du Plan Azur dans la région, avec le projet Taghazout – Argana Bay visant les 25.000 lits (American Colony Capital et FADESA), le site a été entourée de palissades et l’entrée barricadée et fermée au grand public.
Du Centre Ville au Cap Ghir, à 50 km au Nord, existent une multitude de plages (le 14, Taghazout, Aghroud…) qui pourraient succéder au mythique 17, mais y parviendront-elles ? Arriveront-elles à rassembler autant de lycéens débordants d’énergie, d’étudiants à l’Etranger qui reviennent chaque Eté au pays, de familles adeptes des week-ends à la mer, d’amateurs de football et parfois même de rugby ?

Loin de nous l’idée de dénigrer le dynamisme actuel du secteur touristique marocain, c’est avant tout la disparition de la plage la plus tendance des environs qui est à déplorer. Des jeunes ont ainsi créé le collectif non officiel des anciens adeptes du 17 avec une présence sur Facebook qui a pour but, selon le créateur du Groupe, de trouver une alternative satisfaisante pour tous :
“Alors maintenant vu les circonstances, il suffit de trouver une autre plage qui nous permettra de retrouver la même relation avec les amis et la même ambiance de vacances. On arrive enfin à la principale raison pour laquelle ce groupe à été créé : Elire le Nouveau 17 d’Agadir !“
Une très bonne idée et les propositions fusent de partout. Et vous, qu’en pensez-vous ?