Je soutenais l’idée selon laquelle tous les changements opérés cette année sur le Festival visaient à en réduire le nombre de visiteurs, mais j’avoue m’être quelque peu trompé ! La 2ème journée seulement et la scène My Hassan est déjà pleine à craquer. Des jeunes des quatre coins du pays déambulent très tard dans la nuit et une forte présence espagnole se fait pressentir.

Mais une chose est sure, l’organisation est moins bien maitrisée que durant les précédentes éditions avec des entrées en scènes qui enregistrent jusqu’à 45 minutes de retard, une sécurité apparemment cafouilleuse puisque des grilles et des points de contrôles sont installés puis enlevés, des bagarres se déclenchent ici et là sans que quiconque n’intervienne et la scène de BAB Marrakech est encore en travaux.

J’aurais pu émettre une de mes hypothèses en disant que le remplacement des techniciens “habituels” par ceux de “Touareg Prod.” (qui n’ont sûrement pas d’aussi grande expérience dans l’événementiel) et TV5 par notre 2M nationale, est derrière ce manque d’application. Mais n’ayant ni carte de presse pour approfondir mon enquête ni de déclaration officielle, je garde mes scénarios paranoïaques pour moi-même.

Pour ce qui est des représentations, un magnifique défilé a longé l’avenue aux arcades où les néophytes découvraient en abrégé plusieurs styles musicaux traditionnels allant des Ahouach du Souss aux Aïssaoua de Meknes et des Gnaoua en tous genres. Et pour couronner le tout, trois marionnettes géantes avec habits de Maâlam et crotales en métal (Qraqeb) se dressaient majestueusement au milieu de la foule.
Voici les moments forts de la journée de mercredi :

Le soir, j’opte pour le calme de la petite scène de la place EL KAYMA où le grand Mâalem Abdesselam BELGHITI, natif d’Essaouira et élève du Mâalem Boubker Guinea, offrait aux centaines de spectateurs, voir un ou deux milliers, une soirée digne des plus traditionnelles Lilah dont il fût l’initiateur dans la pure tradition souirie.