Les orientations touristiques du Maroc et sa volonté d’intégrer l’espace rural dans sa stratégie de développement durable encouragent le Conseil Provincial du Tourisme de Chtouka Aït Baha à travailler conjointement avec le Ministère du Tourisme, dans le cadre d’une ollaboration qui s’est soldée par la mise en place du projet Pays d’Accueil Touristique (PAT).
Le projet PAT vise, entre autres, l’aménagement du littoral et la valorisation du patrimoine culturel et naturel de la région de Chtouka Ait Baha, faisant du tourisme une locomotive de développement. La création, deux ans auparavant, du CPT, présidé par M. El Mokhtar Najah, et l’ouverture d’un bureau à Biougra en mars 2008, sous la direction de M. Hassan Aboutayeb, vont dans ce sens.
La région de Chtouka Ait Baha peut se vanter de ses atouts qui répondent positivement aux attentes des touristes nationaux et internationaux à la recherche d’un patrimoine socioculturel et biogéographique endémique à l’Anti-Atlas marocain.
Le collectif des acteurs touristiques de la région met tous les moyens dont il dispose pour promouvoir la culture ancestrale et pluriséculaire véhiculées par les tribus berbères de la région, les souks et les coopératives féminines, les Igoudars (greniers traditionnels dont le plus grand de l’Anti-Atlas occidental résiste encore aux aléas du temps à Agadir Inoumar), les Kasbah du 11ème, l’artisanat et la gastronomie…
La nature n’est pas laissée de côté puisque l’accent a été mis sur l’agritourisme, les randonnées pédestres ou à dos d’animaux, la découverte de la palmeraie de Targua N’Touchka, du désert d’Aït Milek, du Parc National du Souss Massa…
Des initiatives qui visent à enrichir l’arrière pays d’Agadir et à compléter une destination qui dispose désormais d’une façade atlantique réputée et d’une autre montagnarde ne demandant qu’à être découverte.
La culture amazighe était à l’honneur ce vendredi avec la montée sur scène de l’Ensemble Houara, Fatima Titrit et Djur Djura, les deux derniers chantant respectivement en Tachelhit (dialecte berbère du sud marocain) et en Kabyle (dialecte des berbères algériens). Fatima Titrit, dont le nom –au passage très poétique– signifie “étoile”, offrait une jolie prestation, chose que saura utiliser Djur,la chanteuse algérienne aux multiples talents (écriture, cinéma, musique) accompagnée de ses “Princesses” pour retenir encore plus l’attention d’un public effervescent. Elles clorent le spectacle avec danses du ventre et ce même public qui criait en chœur «Imazighen !».
Fatima Titrit :
Natacha Atlas (”Mon Amie La Rose“), suivie de Saïda Charaf, la belle sahraouie native de Laâyoune au répertoire plus raffiné que varié, préparaient l’entrée de Fatima Tabaâmrant, véritable phénomène de la musique amazigh. Connue pour ses écrits intenses et son combat pour la défense des droits de la femme, de la culture amazigh ou de la langue berbère, elle possède un charisme qui lui est propre !
De l’autre côté et sur la scène Bijaouane, Khalid Izri, Tumi and the Volume venus d’Afrique du Sud et Style Souss (le groupe gadiri) proposaient de belles performances, mais ce que les jeunes venus en dizaines de milliers attendaient impatiemment, c’est évidemment Bigg Al Khasser ! Avec ses paroles crues, ses sujets chauds et ses instrumentaux Hip-hop, tout le monde répétait ses chansons, mimait sa gestuelle et grognait un NON à toutes les formes d’injustice sociale. « Mgharba Tal Mout » reste une invitation au patriotisme fort louable, même si la forme ne fait pas l’unanimité…
Les entractes étaient animés par DJ Hicham from Agadir accompagné de VJ Kissdub. Hicham, tu as fais honneur à ta ville
Je vous invite à voir le clip suivant de Raïss Tijani que je viens tout juste de découvrir. Une très belle surprise de cet artiste Français d’origine senegalo-marocaine dont la fusion de la musique Amazighe, du Hip Hop, Funk et Soul est très réussie !
“Ifulki Amazigh, Ifulki Raïss Tijani !!!”
J’espère que ce numéro sera le pont qui permettra de découvrir la musique de notre belle région et donnera aussi un petit boost à mes amis d’Amarg Fusion qui méritent vraiment d’être découvert par le grand public. Vous retrouverez leurs numéros sur: www.amarg-fusion.com.