La déontologie du milieu du spectacle nous interdisait de publier – avant la diffusion télévisée officielle de la soirée – les prestations sur scène des artistes que nous avions pourtant enregistré lors du Concert pour la Tolérance. Nous revenons aujourd’hui avec l’une des vidéos désormais disponibles sur le Web, avec le message de Tolérance de Julie Zenatti et son interprétation de la chanson “Street of Philadelphia” auprès du chanteur I. Muvriniet, suivie de “Princesse“.

Nous profitons aussi de l’occasion pour vous rappeler qu’Agadir Souss vous offre la possibilité de gagner le T-shirt autographié par vos stars (une dizaine pour être plus précis) en laissant un petit commentaire ou un message tolérant à l’article suivant : Concours Concert de la Tolérance : Gagnez le T-shirt autographié !

Pour vous faire une idée sur l’ambiance du Concert de la Tolérance et en mesurer la température, Agadir Souss vous propose un retour sur quelques articles intéressants sur le sujet :

Dossier Concert de la Tolerance : Bilan final
Concert de la Tolérance - Coulisses & Interviews des artistes
Concert de la Tolérance : Résumé Conférence de presse
Dossier Concert de la Tolerance : Partie 1
Concert Tolerance - Les preparatifs en image
Tolerance 2007 : Les preparatifs
Tokio Hotel au Concert de la Tolerance 2007 ?
Concert de la Tolerance 2007 à Agadir

Deux mois nous séparent du Concert de la Tolérance et avec l’approche du Jour de l’An et la rediffusion de la soirée sur les chaînes de l’Hexagone, Agadir Souss lance le concours du Concert de la Tolérance.

Tshirt Agadir Souss

Le prix n’est autre que le T-shirt officiel du site orné des signatures de plusieurs stars de passage à Agadir le soir du 27 Octobre.

Tshirt<br />
Concert Tolerance Agadir

Durant ce fameux Samedi, nous avons couru dans tout les sens afin de récolter plus de dix autographes : Kamini, Akhenaton, Rose, Amine, Fnaïre, Marouane, Yassine, Joudia et Najat AATABOU… Pour que le T-shirt aille à un fan de ces stars et un lecteur d’Agadir Souss !

Pour participer, il suffit de laisser un commentaire sur cet article, un petit mot ou une citation tolérante. La participation est gratuite et ouverte au grand public à une seule petite condition, laisser une adresse mail valide à travers laquelle la Team d’Agadir Souss contactera le gagnant.

Bonne Chance à tous !

Près de deux semaines se sont écoulées depuis le 27 Octobre et l’heure est au bilan. Si le succès de la soirée demeure indéniable, nous ne pouvons survoler la partie dédiée à la critique - constructive bien sûr - en publiant les remarques de bon nombre de personnes questionnées le lendemain du Concert, ainsi que nos propres appréciations qui caresseront forcément à contre-poil plusieurs acquis.

Une chose est sure, l’optimisme primait avant, pendant et après le Concert. Il suffit de repenser aux retombées positives qu’une telle médiatisation aura sur la ville pour en mesurer toute l’étendue. Comme l’a si bien dit M. Saîd Scally durant la conférence de presse, Agadir ne peut espérer meilleure publicité que de voire son nom rattaché aux valeurs de partage, de respect et d’indulgence que véhicule le Concert pour la Tolérance. Proposer les images d’une plage où règnent 25° la nuit, en plein mois de Décembre alors qu’il neige en Europe, vaut mieux que n’importe quel spot publicitaire. Logique serions-nous tenté de dire.

Le public présent en grand nombre n’a heureusement pas pris exemple sur son compère footballistique (le derby du Wydad contre le Raja) mais quelques accrochages restent à noter. La ville a pourtant déployé un impressionnant dispositif de sécurité. Plusieurs véhicules de protection civile se sont installés à proximité de la scène et l’Economiste parle de quelques “2.000 membres des forces de l’ordre (agents de Police, Gendarmerie, Forces auxiliaires)“.
Un dispositif, certes impressionnant, mais qui n’a pas su éviter certains accrochages communs aux manifestations de cette envergure. Dans l’avenir, il serait judicieux de réfléchir à un moyen plus efficace pour drainer cette marée humaine sans risques de débordements, surtout avec la popularité grandissante de l’événement.

Selon plusieurs témoignages, VIP ou pas, tout spectateur se devait de rester vigilant et d’obtempérer. Il fallait surveiller ses poches contre d’éventuels pickpockets et garder son ticket d’entrée ou son bracelet à portée de vue des policiers très impatients. Et pour éviter tout problème, le plus judicieux serait d’arriver en avance et de repartir avant la fin des représentations.

Dans un tout autre registre, le public a immédiatement remarqué les prestations Live de cette année, ce qui change des play-back de l’édition précédente. Jenifer ou Amel Bent n’ont pas été avares sur scène, mais la motion spéciale est à attribuer à Cheb Khaled. Si spéciale qu’il est remonté une deuxième fois sous les projecteurs pour proposer la même prestation ! Ce qui, avouons-le, est assez inhabituel… L’hypothèse de l’erreur technique durant son premier passage paraît assez plausible, et la disponibilité du chanteur ainsi que la clameur du public ont sans aucun doute facilité la tâche aux organisateurs pour camoufler la bavure et convaincre le roi du Raï de remonter sur scène.

Un autre petit détail à signaler, cette fois-ci durant la conférence de presse, la médiocrité de certaines interventions et les réponses peu diplomates des conférenciers exacerbés. Alors que M. Kabbage commençait son discours en étalant les raisons d’une conférence en Français (la forte présence de journalistes étrangers notamment) plusieurs arabophones ne cesseront de rappeler leur mécontentement face à une telle “discrimination”. Le leitmotiv de la musique amazighe absente du Concert pour la Tolérance revenait si souvent qu’il en devenait presque ridicule. La musique amazighe a beau être enivrante, dater de plusieurs millénaires et être porteuse de messages de paix, à l’heure actuelle, elle n’est pas suffisamment porteuse (d’un point de vue commercial) pour être l’attraction clé de Jour de l’An de 30 millions de téléspectateurs français. C’est aussi simple que cela et inutile d’y voir une quelconque atteinte à la culture amazighe. M. Kabbage aura une toute autre réponse cependant :

“Pour les inconditionnels de la musique amazighe, je vous donne rendez-vous au Timitar 2008 !”

Avec un minimum de recul, ce manque d’ingéniosité et d’originalité de la part de beaucoup de journalistes rappelle les raisons qui empêchent la presse nationale de quitter ses chiffres de vente misérables en comparaison avec les millions de l’algérien Al Watan ou de l’Egyptien Al Ahram.

Tout compte fait, on aura compris une chose : les critiques n’en finissent jamais, très souvent avancées sans propositions de solutions. Heureusement que le public venu en grand nombre ne sera pas aussi ingrat et appréciera l’événement à sa juste valeur. A l’avenir, il faudra juste repenser le dispositif sécuritaire le temps d’habituer les marocains à cette culture du concert encore naissante. Et en définitif, le bilan ne peut être que positif !

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