Kimany Marley ou Ky-Mani (en Afrique de l’Est “Voyageur Aventureux“) n’est autre que l’un des héritiers du grand Bob Marley. La mère de Kimany est une ancienne joueuse de tennis, ce qui prédisposait le jamaïcain dès sa jeunesse au sport et au Reggae.

Il sort en 1995 son premier single Unnecessary Badness, puis en 1996 un album constitué des reprises de son père Like Father Like Son. Suivront The Journey, Many More Roads, Milestone et Radio. La voix, la présence et la prestance de Ky-Mani rappellent celles de son défunt père, et devant un public chauffé à blanc par Hamid El Kasri plus tôt dans la soirée, il criera à pleins poumons Rastafari ! et Morocco Are You Ready ?

Son show s’étalera très tard dans la soirée, et plébiscité par le public venu en très grand nombre et arborant des drapeaux à l’effigie de Bob Marley, l’artiste reviendra pour une dernière chanson, une reprise de son père Jammin.

Festival Gnaoua Essaouira 2008 - Kimany Marley (01)

Festival Gnaoua Essaouira 2008 - Kimany Marley (02)

Festival Gnaoua Essaouira 2008 - Kimany Marley (03)

Festival Gnaoua Essaouira 2008 - Kimany Marley (04)

Festival Gnaoua Essaouira 2008 - Kimany Marley (05)

Festival Gnaoua Essaouira 2008 - Kimany Marley (06)

La programmation de la soirée du Samedi a tout simplement été unique ! M. Azoulay nous avait parlé d’un millésime 2008 d’exception où se croiseraient les grands Maâlem gnaouis aux grands maîtres de Jazz, aux percussionnistes africains, aux musiciens jamaïcains et coréens…

Ce Samedi se sont réunis Toumani Diabaté et Bassekou Kouyaté à la Place Moulay Hassan. Maâlem Mahmoud Guinea sera ensuite accompagné de l’américain Jaleel Shaw au saxophone et des musiciens de Bassekou Kouyaté aux cordes et aux percussions, dans une représentation qui dépassera les deux heures du matin suivie d’inlassables appels du public.

Sur la Scène de Bab Marrakech, Maâlem Hamid El Kasri enflammera la présence avec sa voix profonde et chaleureuse et son Guembri retentissant. Kimany Marley le suivra avec son groupe – avec une motion spéciale pour le guitariste – et portera d’une main une peinture sur tissu de son père et autour de la tête le drapeau marocain.

Une soirée intense et inoubliable !

Le public de la Scène de Bab Marrakech a assisté samedi soir à un Hamid El Kasri des grands jours. Aujourd’hui, tout le monde connaît cet habitué du Festival d’Essaouira, natif de Ksar El Kébir au Nord, initié à l’art Gnaoua par le mari de sa grand-mère (esclave soudanais) et célèbre pour ses Chalabane, Sandia, Allal et Aïcha.

Hamid El Kasri a acquis sa notoriété internationale en maîtrisant parfaitement la fusion entre le son de son Guembri et les Crotales métalliques de ses Gnaouis, aux trompettes, saxophones et batterie de la World Musique. Mais son génie repose avant tout sur sa capacité à fusionner différents courants de musique Gnaoua (Gharbaoui, Marsaoui, Soussi), séduisant un large public d’amateurs et de néophytes.

Le sourire aux lèvres, Si Hamid – pour les intimes – a tout simplement ensorcelé le public qui lui a rendu ce gage d’amour avec des applaudissements, des larmes et des cris de joie.

Festival Gnaoua Essaouira 2008 - Hamid El Kasri (01)

Festival Gnaoua Essaouira 2008 - Hamid El Kasri (02)

Festival Gnaoua Essaouira 2008 - Hamid El Kasri (03)

Festival Gnaoua Essaouira 2008 - Hamid El Kasri (04)

Festival Gnaoua Essaouira 2008 - Hamid El Kasri (05)

Festival Gnaoua Essaouira 2008 - Hamid El Kasri (06)

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