Ouvert au grand public depuis quelques semaines, le nouveau Skate Park de la ville d’Agadir vient enrichir les infrastructures sportives de la ville avec un espace dédié aux sports extrêmes, notamment le Skateboard, le Roller et le BMX.
Construit sur l’ancien terrain vague insalubre situé à l’Est du Jardin Ibn Zaydoun, le Skate Park comble, aux côtés des terrains de foot, le vide récurrent auquel doivent faire faces les jeunes sportifs gadiris. Une pyramide en béton, des pentes et des obstacles installés sur un parcours bluffant pour les néophytes, des adeptes de la glisse apportant leur propre matériel… il n’aura pas fallu longtemps pour que l’endroit devienne un lieu de pèlerinage pour les skaters d’Agadir.
Le mérite revient avant tout à la municipalité, mais aussi à l’Association Sk8 4life qui, en catalysant l’intérêt de la jeunesse gadiri vers un sport qui colle parfaitement à la philosophie de la ville, a encouragé les autorités régionales à piocher dans les caisses pour offrir aux jeunes un défouloir en plein air, mais aussi une pépinière de sportifs qui pourraient un jour hausser très haut les couleurs nationales lors des compétitions d’envergure mondiale.
Et en parlant de compétitions de Skate, la troisième du nom s’est tenue la semaine dernière avec un vainqueur qui a tout simplement survolé ses adversaires. Rachid Onaghi s’est classé premier, soutenu par son propre public, et réitère son exploit de la première édition. Il est suivi du jdidi Abdessalamm Jwilika au style surprenant qui lui aurait valu une place à la tête du podium sans la présence du génie Onaghi. Le nouveau arrivé Ilias d’Agadir, peu connu du public, s’impose quant à lui comme le nouvel espoir qu’il faudra désormais surveiller de très près.
Le Skate Shop Red Zone, parrain de l’événement, renouvelle sa proposition de sponsoriser la prochaine Compet’ dont l’organisation est dors et déjà en marche, espérons-le plus spectaculaire, plus médiatisée et plus réussie !
Voici quelques photos de la compétition tirées des articles de Simone, publiés sur la version néerlandaise d’Agadir Souss (Het is weer skate-tijd in Agadir, Skate in Agadir (foto’s!), And the winner is…):
La communauté des adolescents et des jeunes adultes est connue pour être un milieu propice à la diffusion de la culture underground, symbolisée par la Danse Electro (appelée aussi Danse Tecktonik par abus de langage), les jeux vidéo, le Rap, le Hip Hop, le Metal, les sports extrêmes… Et Agadir ne déroge pas à cette règle !

Parmi les “sports urbains” les plus en vogue ces temps-ci, le Parkour a su créer un réel engouement auprès des jeunes athlètes en herbe à la recherche de challenges et de sensations fortes. Au carrefour de la gymnastique acrobatique, du training, du franchissement et de la danse chorégraphique, le Parkour est bien plus qu’un moyen d’abîmer son corps gratuitement, comme semble le croire le commun des non pratiquants.

La création par le duo David Belle et Sébastien Foucan de cet “art du déplacement” d’origine française remonte au début des années 80. La finalité du Parkour est de se déplacer d’un point A à un point B en franchissant nombre d’obstacles par des sauts et des passements. Les principes du Parkour sont l’efficacité, la rapidité, l’économie d’énergie et la prudence. Cette recherche d’efficacité, combinée à la prudence, prohibe les mouvements inutiles et trop spectaculaires (pratique exclusive sur les toits, saltos et autres acrobaties…).
La rapidité et la bonne gestion de l’énergie imposent au Traceur (c’est ainsi qu’est appelé le pratiquant) condition physique, force mentale et confiance en soi.

Le Traceur doit imaginer le chemin – en milieu naturel ou urbain – qu’il suivra, et s’efforcera de franchir rapidement, simplement, et avec un souci d’efficacité les obstacles qui s’y présenteront, de manière spontanée et “utile”.
Ne nécessitant aucuns équipements sportifs précis, le Parkour offre une alternative aux jeunes qui ne se retrouvent dans aucun des sports conventionnels proposés dans les rares clubs de la ville. Et l’architecture d’Agadir se prête volontiers au jeu (l’influence du style Le Corbusier y est pour beaucoup) et a permis à quelques équipes très bien structurées de voir le jour.
Pour en savoir plus sur les Traceurs d’1stinct, vous pouvez visiter leur blog à l’adresse suivante : http://traceursd1stinct.skyrock.com/ ou voir leurs vidéos promotionnelles :
Bien au-delà d’Agadir, le Maroc tout entier connaît la fièvre du Parkour. Même les chinois se découvrent une passion pour se sport devenu très populaire parmi les jeunes des grandes villes comme Beijing et Shanghai.

Très utilisé dans les films d’actions comme Yamakasi, Casino Royale, La Vengeance dans la Peau, Les Fils du Vent, Banlieue 13… pour son esthétisme, le Parkour fait tous les jours de plus en plus d’adeptes.
A quand Traceurs d’1stinct : Le Film ?
Il est commun de publier le bilan d’une année avant la fin de celle-ci. Mais comme tout bilan qui se respecte regroupe bons et mauvais souvenirs, nous préférons publier le bilan d’Agadir Souss quelques jours après les festivités du Nouvel An.
Cette année a été celle du renouveau pour la Perle du Souss. L’ouverture de La Marina en est un exemple vivifiant, au côté des divers réaménagements et relookages (Place Tamri; Passage Le Savannah …).
Plusieurs grands projets ont été inaugurés dans la foulée de ce dynamisme indiscutable, comme Le plus grand technopole d’Afrique ou l’Hôtel Riu Tikida Palace.

Devenue une capitale de l’événementiel, Agadir a vu – à titre d’exemples – l’organisation du Concert de la Tolérance, de la Coupe du Monde des Jeux de la Médecine, du Championnat Arabe de Karaté, des compétitions de Skateboard et du grand Timitar : Signes et Culture !

Dans un tout autre registre, les élections législatives auront fait couler énormément d’encre. Les résultats également ! Agadir Souss a essayé en toute impartialité de dresser les programmes des principales formations, avec plus ou moins de réussite, avant de revenir sur les résultats et leurs retombées.

La fin de cette année a été assez mouvementée avec Noël, Aïd Al-Adha puis le Nouvel An qui se sont succédés. Bonne nouvelle, les habituels dérapages sanitaires auxquels nous avait habitué la Fête du Sacrifice font désormais partie de l’histoire ancienne. Dès 16 heures, le jour de l’Aïd, les bennes à ordures ont été vidées et les quartiers débarrassés de leurs peaux de mouton et autres parties non consommées des abats. La pluie bienfaitrice a fait le reste…
Une pluie salvatrice mais dévastatrice lorsque les installations ne suivent pas ! Agadir est construite en grande partie sur les lits des affluents du Oued Souss. Elle est de ce fait constamment menacée par les pluies diluviennes qui s’abattent sur la région.

Les chutes importantes mais pas vraiment cataclysmiques dans les montagnes (à l’Est) ont soufflé un vent de panique auprès de la population, avec une circulation coupée à certaines endroits, des dizaines de baraques inondées et cinq personnes emportées !
La belle plage d’Agadir fait peine à voir avec des milliers de bouteilles et autres débris charriés le long de la ville ! La protection civile, les sapeurs pompiers et les cellules de gestions de crises habitués à ce genre de situations ont une fois encore démontré leur réactivité et leur grande efficacité, mais une solution durable passe par la construction de canaux et de barrages qui limiteraient définitivement les risques d’inondation.

Le Nouvel An, à travers la programmation proposée dans les établissements hôteliers et la parure que revêt la ville font heureusement oublier ces tristes constats et laissent entrevoir une année 2008 porteuse de bonnes nouvelles !
