A l’occasion d’une rencontre avec Tariq Kabbage, le Club régional de la presse d’Agadir est revenu sur les principales réalisations du Président de la Commune Urbaine et sur ses projets en suspens.

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M. Kabbage, en fin de mandat, s’est exprimé selon les journalistes présents avec son habituel franc-parler sans faire dans la rhétorique ni les fioritures, et a étalé les avancées qu’a connu Agadir en citant la nouvelle identité visuelle de la ville, les rues revêtues et dallées, l’éclairage public généralisés, les espaces verts irrigués au goutte-à-goutte, illuminés et entretenus constamment, les allées piétonnes et cyclables de plus en plus nombreuses, la circulation routière plus fluide, les terrasses des cafés et des restaurants qui n’empiètent plus sur l’espace public…

Le Maire d’Agadir n’oublie pas pour autant les points noirs qui subsistent comme les bidonvilles de la périphérie, les constructions anarchiques, la place Salam pour les taxis et les bus, les terrains vagues de la Promenade Tawada, le Conservatoire musical dont la construction s’est arrêtée depuis plusieurs mois… Des handicaps dont il a hérité de ses prédécesseurs, auxquels s’ajoutent des ressources humaines moyennement compétences, des architectes qui ne respectent pas leurs engagements et des élus belliqueux à son encontre et qui entravent cette politique de renouveau.

Agadir va de l’avant, cela ne fait aucun doute, mais pourrait faire mieux !

Source : Albayane.ma - Synthèse : AgadirSouss.com

Considéré par beaucoup d’amateurs de Reggae comme étant le plus célèbre reggae-man après l’illustre Robert Marley, Alpha Blondy s’est montré jeudi soir à la hauteur de cette réputation.

Seydou Koné, surnommé Blondy depuis le collège naît à Dimbokro en Côte-d’Ivoire, en 1953. Il sillonne le monde, apprend l’engagement politique pour une Afrique en paix et unie, et se lance dès le début des années 80’ dans la musique. Il sort ainsi son premier succès “Brigadier Sabari” qui peut être traduit par “Brigadier, Pitié !“, appel lancé à la police ivoirienne connue pour ses interventions généralement violentes.

A travers des chansons en Dioula, en Français et en Anglais, Alpha Blondy a encouragé le jeune public de la Place Al Amal à remplir les bancs des universités, les autorités à prendre soin des citoyens, les sahraouis à se rallier à leur nation marocaine, et les hommes politiques mégalomanes et avides de pouvoir à penser un peu plus à l’intérêt général des peuples d’Afrique.

Le groupe The Solar System qui l’accompagne durant ses tournées est tout simplement exceptionnel avec un bassiste survolté et deux excellents guitaristes. Les percussionnistes et les deux jolies vocalistes habillées accompagnent harmonieusement un Alpha Blondy des grands jours !

Un spectacle qui méritait le déplacement, la présence parmi le public de M. Tariq Kabbage, Maire de la ville d’Agadir et de M. Aziz Akhannouch, Président de la Région Souss Massa Draâ en atteste bel et bien !

Festival Timitar - Alpha Blondy & The Solar System (1)

Festival Timitar - Alpha Blondy & The Solar System (2)

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Festival Timitar - Alpha Blondy & The Solar System (13)

Festival Timitar - Alpha Blondy & The Solar System (14)

Avant de traiter des différentes initiatives entreprises par la Wilaya du Souss-Massa-Drâa pour le compte des communes du Grand Agadir visant à réformer les transports urbains de la région, il est nécessaire de décrire l’état actuel des choses et de dresser la liste des besoins d’une ville aussi ambitieuse qu’Agadir, souffrant entre autres d’une sérieuse carence en infrastructures solides.

L’état actuel des transports urbains à Agadir :

Il suffit de jeter un bref coup d’œil au Terminus (près du Cinéma Salam) ou de monter à bord d’un bus de la ligne N° 15 pour se faire une idée sur le délabrement des véhicules et l’archaïsme du service.

Des bus dépassés, disposant d’un habitacle austère sans une once de confort, un respect inexistant des horaires et des pots d’échappements qui noircissent l’air à chaque changement de rapport.

La sécurité n’est également pas un point fort des bus blancs striés en bleu azur avec des agressions quasi-quotidienne relatées par les usagers, devant les yeux impuissants et parfois complaisants des employés et des autres passagers. Difficile donc d’encourager Monsieur Tout-Le-Monde à prendre le bus pour aller au travail.

Trois entreprises se partagent pourtant un marché qui devrait être juteux : la régie autonome RATAG (organisme public) déficitaire depuis longtemps, et deux sociétés privées (ZETRAP et GAB) également en difficulté financière.

Pour la RATAG, l’hémorragie vient essentiellement du transport scolaire et universitaire qui engendre un déficit annuel de l’ordre de 12 millions de Dirhams, symbole de la piteuse gestion dont font preuve les dirigeants de l’entreprise. La RATAG devra s’alléger d’une dette dépassant les 100 millions de Dirhams pour espérer une éventuelle pérennité, et s’acquitter de ses années de factures de carburants impayées.

Les dirigeants devront également repenser les lignes pour desservir de nouveaux quartiers – en suivant bien évidemment la demande – mais il faudra d’abord renouveler le parc de bus obsolète dont la régie dispose et proposer aux citoyens des véhicules plus appropriés pour une station balnéaire. Il suffit pour cela de s’inspirer de l’expérience très réussie de Marrakech.

Quels sont les besoins d’Agadir en terme de transports urbains ?

Pour espérer changer la donne, il est primordial de dresser la liste des besoins de la ville d’Agadir en termes de transports urbains.

L’industrie agro-alimentaire – reposant en grande partie sur l’exploitation portuaire et agricole – est l’un des piliers de l’économie de la ville. Il est donc vital de permettre aux dizaines de milliers de travailleurs de se rendre quotidiennement à leurs emplois en toute sérénité.

L’agglomération du Grand Agadir compte près d’un million d’habitants, et la région doit se munir d’un réseau de transports en commun permettant de drainer efficacement cette marée humaine durant tous ses déplacements.

Les réformes prévues :

- La solution pour mettre fin à des décennies de gérance approximative réside dans la Gestion Déléguée du transport urbain du Grand Agadir, confié à la BMCE Capital Conseil pour un montant de 3 millions de Dirhams et financés par le Ministère de l’Intérieur.

- L’assainissement financier de la Régie Autonome de Transport urbain d’Agadir (RATAG) mettant à contribution toutes les Communes du Grand Agadir pour participer au recouvrement de la dette sur cinq années.

- Le lancement d’une opération de départ volontaire avec une enveloppe de 11 millions de Dirhams

Et la volonté de acteurs communaux d’offrir aux citoyens, quelque soit leur niveau social, des transports décents. M. Tariq Kabbage déclare lui-même :

« Le transport en commun fait partie de nos préoccupations. L’assainissement financier de la RATAG est en cours. Des études stratégiques sont lancées et nous vous proposerons, pour le Grand Agadir, un projet avec une structure permettant aux communes, associées au privé, d’offrir un transport de qualité, durable et respectueux de l’environnement et de faciliter la mobilité des citoyens. »

Un assez bon présage si le projet et porté à maturité !

En supplément, une intervention de M. Tariq Kabbage qui déclare vouloir s’inspirer de l’expérience nantaise dans le domaine des transports urbains :

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